12.06.2007
Bree ou Tanguy, il faut choisir.
Etre seule, un rêve.
Je m'étais promis, pour cette semaine de liberté, une vraie vie de Tanguy, à savoir: profiter de ce temps libre pour regarder la télé quand je veux, manger à pas d'heure, passer la nuit sur MSN, squatter la salle de bain pendant 5 heures... Une vie de célibataire qui ne se prend pas la tête.
Et pourtant... Je me Bree-ise. Au supermarché, je me suis surprise à me demander si du désodorisant "fraicheur marine" n'était peut-être pas mieux que "orchidée-vanille"; avoir 7 points supplémentaires sur la carte fidélité Super U de ma mère m'a comblée de joie; j'étais impatiente ce matin de voir arriver le facteur; je m'inquiète pour l'état de santé de l'orchidée du salon; encore un peu, et j'aurais bien discuté du nouveau Canard WC avec ma voisine.
Les séries américaines ont un effet très néfaste sur moi, je suis devenue une ménagère de quarante-cinq ans en cinq jours. Sur ce, je vous laisse, je vais faire les mots fléchés de Télé-Loisirs.
En espérant re-devenir moi-même bientôt ...

12:55 Publié dans 100% moi, et rien que moi | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
07.06.2007
Arrêt sur image
Depuis ce matin à 09h28 et pour une semaine: je suis seule, après avoir déposé mes parents à l'aéroport . Seule est donc synonyme de libre: à moi la glandouille, de la cuisine hautement gastronomique (pâtes, jambon ou purée aujourd'hui?), le ménage à ma charge (puisque j'ai une liste de tout ce qui est à faire), et accessoirement, révisions.
Oral de littérature française: je dois apprendre le minimum syndical (date de parution, genre de l'auteur, synopsis) sur 277 romans. Sauf que mon cerveau est comme tous les cerveaux humains: je retiens très facilement le prix d'une robe Chloé, ou les prénoms des personnages de Lost, mais pas forcément que Jean Anouilh a écrit Le Voyageur sans Bagage en 1937.
Et puis aussi: je me demande comment vais-je présenter mon exposé:
Version 1: je me la joue future prof de lycée professionnel. "Ce chef d'oeuvre théâtral montre clairement une vision pessimiste de l'existence, et une profonde obsession de l'auteur envers l'impureté d'une société basée sur des oppositions manichéennes. Néanmoins, le héros possède des valeurs immuables qui...." => je montre la vaste étendue de mes pseudos connaissances.
Version 2: je me la joue cool et jeune. "Wesh c'te truc là, ça tue sa race! Nique sa mère j'te dis, l'auteur en slip, wallah! Le perso, il casse tout le monde, c'est grave cool, 'tain je veux un pain-co ça-comme, y éclate tout, wesh! Eh m'sieur le jury, j'te dis ça c'est de la bombe!" => je démontre que je sais être compréhensible envers mes futurs élèves, et surtout que je sais m'adapter très facilement à tous milieux hostiles.
Il existe également une version 3, mais celle-là n'est pas conseillée, je pense: cela consiste à rougir, bégayer et lacher quelques mots entre deux "euuuuuhhh".
Enfin, sachez que dès que mes révisions quotidiennes sont bouclées, et que j'ai digéré mon repas cinq étoiles, je m'essaie aux abdos fessiers. J'ai marqué un S dans mon calendrier (comme Sport) pour me le rappeler, mais je l'oublie chaque matin. Car, oui, inconsciemment, mon cerveau fait un tri: Nutella? OK. Abdos? Nan, ça on peut jeter. Desperate Housewives? C'est bon, vous pouvez passer. La date de parution des Tragiques? Ca ne va jamais servir, virez-moi ça! Abdos? Encore!? J'ai déjà dit de dégager!! Allez allez, on laisse la place au shopping s'il vous plait!
La vie d'une jeune étudiante est parfois dure, vous savez ...

La phrase du jour: "Ca ira mieux demain, du moins je l'espère, parce que c'est déjà ce que je me suis dit hier" (Bénabar)
10:45 Publié dans 100% moi, et rien que moi | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
04.06.2007
En avant-première pour vous: une présentation !

Mesdames et Messieurs (et Mesdemoiselles): je vous présente une fille qui compte beaucoup dans ma vie, au cas où vous n'auriez pas remarqué quelques "juju" qui trainent dans ce blog, en com ou glissés subtilement dans un article: Marie (encore une autre!). "Juju" n'est donc pas la version réductrice de Julie, mais de "Jumelle". Sauf que l'Etat n'a pas jugé bon de le préciser dans les actes de naissance, ni sur notre carte d'identité.
Alors, pourquoi Jumelle? On ne se ressemble pas physiquement, malgré un goût commun en matière de vêtement (comme son haut de samedi, je ne m'en suis toujours pas remise scrogneugneu). Non, on se ressemble mentalement:
# On a un certain goût commun en matière d'MSN et de longues discussions (pas) philosophiques, où on établie de vraies stratégies pour notre avenir (avec piscine, s'il vous plait)
# On est toutes les deux champagne-addict, et toutes les occasions sont bonnes à prendre ^^ (quitte à les créer ...)
# On a un sens hors pair de l'orientation, enfin, surtout elle, parce qu'1h30 pour 30 kms d'autoroute, je n'ai pas encore réussi [Désolée juju, mais celle-là, fallait que je la case!]
# On a deux spécimens très rares en guise de mecs, qui sont adorables quand ils sont seuls, mais qui se liguent contre nous gentillement quand ils se retrouvent à deux. Par la force des choses, on est solidaires l'une de l'autre. (d'après vous, qui gagne?)
# Juju, c'est aussi ma copine de piscine, où il ne nous arrive que des malheurs: entre moi qui perds mon bracelet de casier au fond de l'eau, le maitre nageur qui ne sait plus comment faire pour draguer, et les p'tits jeunes qui ont failli me lancer un ballon en pleine tête, on a pas le temps de s'ennuyer!
# Et puis, on est aussi adepte de soirées croques monsieurs / crèpes / glace à la menthe / DVD ou Trivial Pursuit Edition Disney. Tant qu'à faire, si vous avez une idée de menu pour moi samedi, ça m'arrangerait (oui, parce qu'on ne peux pas vivre d'amour et de champagne frais)
# Et la liste peut être très longue!


La phrase du jour: "Nothing's more important than a twin sister!!" (Notre cri de raliement lol)
10:55 Publié dans 100% moi, et rien que moi | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
28.05.2007
Ze mec parfait...
Eh oui, rien que le titre est alléchant: le parfait parfait, à quoi ressemble-t-il? Vous vous attendez à voir ici Justin, Orlando, Brad ou encore Wentworth. Eh bien non! : je vous les laisse!! (ne suis-je pas l'exemple même de la bonté?)
Le mec parfait selon moi....
... doit garder une petite part de mystère, comme Mike (James Denton) dans Desperate Housewives. Enfin, pas trop non plus: l'aventure, peu pour moi. Mais son petit côté rebelle je-laisse-pousser-ma-barbe-et-j'ai-un-tatouage lui va à ravir. Je suis prête à avoir beaucoup de problèmes de tuyauterie s'il vient tous les soirs à ma rescousse.

... doit être un peu sensible (un peu! je ne veux pas d'un chialeur!) comme Adrian Brody. A chaque fois que je le vois, j'ai envie de le prendre dans mes bras et de le consoler. C'est peut-être son look tristounet qui fait ça.

... doit être aussi romantique que Matthew Macfadyen dans "Pride and Prejudice". Genre: je sauve la mise à toute votre famille uniquement pour vous, et même si vous me rejettez, je suis prêt à attendre car je vous aime bla bla bla. Moi, on me demande en mariage sous une pluie d'orage, je fonds littéralement. Non, vraiment, Keira n'a pas assuré une cacahuète sur ce coup-là.

... doit avoir un côté artiste à la Matthieu Kassovitz. Matthieu, si tu me lis (mais bien sûr que je connais très bien Matthieu au point de l'appeler par son prénom, m'enfin), sache que si toi t'as envie de déclarer ta flamme sous la pluie, laisse un commentaire, on s'arrangera.

... et bien sûr, un mec doit aussi être drôle, compréhensif, attentif, et doté d'une mémoire pour tout ce qui est anniversaire/ date de rencontre/ date de premier baiser.
Mais sinon: le mec qui vous fait craquer s'appelle... ?
10:45 Publié dans de découvertes en découvertes | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
25.05.2007
Nos plus belles hontes ...
Il y a des situations où on voudrait être une petite souris, et bien evidemment, certaines (=moi) ont une tendance plus naturelles à, comme disent les d'jeuns, "se taper la honte". Sur une échelle de un à dix, je vous préviens tout de suite que je suis à neuf, à vous de me dire où vous vous situez:
Situation 1: Vous êtes avec des connaissances à la fac/ dans une soirée/ autre, et la discussion tourne sur la situation politique et économique du Turkménistan. Sauf que voilà, vous, vous ne savez même pas placer ce pays sur la carte. Style de rien, vous regardez vos pieds/ votre verre/ le premier bibelot qui se trouve près de vous, mais quelqu'un réclame votre avis. Alors on se la joue à la Bridget: "Euh... Où sont les... toilettes? S'il vous plait?"
Situation 2: Dans la file d'attente à la pharmacie, cinq personnes sont derrière vous, trois sont à gauche, deux à droite, et vous vous devez acheter des serviettes périodiques super absorbantes pour votre mère. Le pharmacien est très gentil mais un peu dur d'oreilles, donc puisque vous venez de crier bien fort la marque, autant faire les gestes qui vont avec, et récolter tous les regards en sortant.
Situation 3: Après une soirée bien trop arrosée, vous vous levez décoiffée, la figure décomposée et l'estomac encore fragile, et vous croisez le regard de vos parents qui ont ce léger sourire narquois. Vous tentez bien de prétendre que vous ne digérez pas le kebab de la veille, ils ont malheureusement entendu que vous aviez mis 17 minutes à trouver vos clés, puis que vous aviez passé les 14 minutes suivantes à chercher la serrure.
Situation 4: Vous venez d'acquérir ce magnifique pantalon à -50%, et il s'agit justement du dernier 36, mais au moment de passer à la caisse, la vendeuse regarde tour à tour ledit pantalon et vos fesses, et vous demande bien fort: "Vous êtes sûre que le 36 vous va!?". (et c'est qu'elle insiste, en plus). A partir de ce moment, vous ressentez que ceux de derrière lorgnent vos hanches.
Situation 5: Vous devez acheter les cadeaux de Noël de toute la famille, ce qui fait très mal au compte en banque, mais ce caissier a l'air mignon... Lorsqu'il vous demande votre carte bleue, vous minaudez en essayant l'humour, et sortez un "si je paye avec ma carte fidélité Nocibé, ça ira?". Sauf qu'il n'aime pas l'humour, lui. Mais Mamie et Papie à coté ont apprécié et racontent déjà à ceux qui n'avaient pas entendu le vent que vous venez de vous prendre.
Situation 6: Avant de pénétrer dans votre banque, il faut passer un sas, où la seconde porte ne s'ouvre que si la première est déjà refermée. Mais dans votre emploi du temps de business woman parce que vous êtes garée en double file, vous avez omis ce détail. Vous appuyez donc sur le bouton vert comme une forcenée, et maudissant les nouvelles technologies. Pas de chance, celle de l'accueil a tout vu, et vous explique le B.A.BA d'une porte, à vous, fille supra-intelligente en temps normal.
Situation 7: Vous faites un petit tour dans les rayons d'Etam lingerie, et votre chéri, qui est à l'autre bout du magasin, vous crie: "Oh regarde celui-là, il t'irait super bien!" en vous montrant le plus petit string au monde. Environ 20 personnes manquent de s'étouffer de rire.
Situation 8: Soirée classe avec le chéri sus-cité, qui a déjà quelques verres à son actif. La discussion est sur le dernier roman en vogue, mais il arrive à placer -on ne sait comment- que vous vous amusez bien à deux au lit. Et là vous redemandez où sont les toilettes.
Situation 9: Quelle idée d'avoir inventé la fonction haut-parleur sur les portables... Maintenant, la moitié d'un amphi vient d'entendre que votre mère vous a demandé de passer au supermarché pour acheter du chou-fleur.
Situation 10: Alors que vous avez manoeuvré neuf fois pour faire ce créneau gauche, et que néanmoins vous êtes toujours sur la bordure, cinq ouvriers sur un échaffaudage faisaient une pause pour admirer ce spectacle divertissant. D'ailleurs, ils faisaient aussi des paris sur vous.

La phrase du jour: "Souviens-toi d'oublier" (Nietzsche)
10:50 Publié dans de découvertes en découvertes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note