19.05.2007
Moi vs mon mec: 1 - 0
Hier soir, sortie fraichement de la salle de bain, pouponnée, parfumée et maquillée, je vais chez mon chéri. Dès mon arrivée, je suis accueillie par un: "Il est nouveau, ce T-shirt, non?"
Et là je vous vois d'ici, derrière vos écrans. Vous vous dites: "Oh comme c'est mignooon! Il remarque quand sa copine met un nouveau vêtement, c'est trop chouuu, trop romantique, elle en a trop de la chance Marie!!" (quand bien même vous ne vous diriez pas cela, faites au moins semblant que je puisse continuer mon article).
Donc, à partir de ce moment-là, je dis STOP!!
Car il y a un hic dans cette histoire: mon T-shirt n'avait rien ne nouveau. OK, je l'accorde, il n'était pas très vieux non plus, mais je l'avais mis au moins trois fois.
Donc là vous vous dites: "ah mais Marie, c'est un mec! Il lui faut plusieurs fois avant de réaliser l'étendue du contenu de ta garde-robe, ce n'est pas comme tes copines qui, elles, remarquent le nouveau slip alors que t'es encore à 500m d'elles, ton copain est comme tous les mecs de cette Terre!"
Certes, mais ce n'est pas cela que je conteste.
Non, c'est juste le fait que depuis une semaine, soit sept jours, soit 168 heures, son fond d'écran est une photo de nous deux à Trévise, où je portais ledit T-shirt. Reformulé, cela donne: je suis 24H/24 devant son nez qu'il ne remarque rien!
Alors là, je suis sûre que maintenant vous pensez toutes ce que moi-même j'ai pu penser à ce moment-là:
"Pourquoi, déjà, avons-nous aboli cette charmante tradition qu'était le pilori ??"
08:00 Publié dans de découvertes en découvertes | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
15.05.2007
Je viens de faire une découverte.
Pour une fois, Mme L. avait raison. Comment? Vous ne connaissez pas Mme L.? Mais si, c'est ma voisine que je rencontre toujours quand elle promène Médor, et qui me tient le crachoir une demi-heure à disserter sur la météo du jour ou ses rhumatismes, vous voyez qui c'est maintenant?
Toujours est-il qu'elle avait raison en se plaignant que le monde n'était plus ce qu'il était autrefois, j'en ai fais les frais aujourd'hui vers 5h47.
Une mouche, autrefois, passait son temps à tourner en rond autour d'une lampe, ou, éventuellement, à se coincer entre le rideau et la vitre. A la limite, il existait quelques mouches plus chiantes qui cherchaient à se poser sur une vieille croûte de fromage qui trainait là dans une assiette.
Eh bien, tôt ce matin, j'ai pourtant été réveillée et attaquée par une mouche, la même technique d'attaque qu'un moustique. J'avais donc deux choix: me planquer honteusement sous mes trois tonnes de couette et finir asphixiée au bout de 1 minute 23, ou passer une demi-heure pieds nus, une tapette dans la main droite, la bombe Raid dans la main gauche, pour exterminer l'insecte qui troublait mon sommeil et ma grasse mat'.
Chose dite, chose faite, la mouche sus-citée n'est plus de ce monde.
Mais une question subsiste: pourquoi les mouches se mettent-elles à attaquer les humains?
Solution A: l'effet de serre, les pluies acides, les OGM ont transformé de simples mouches en êtres mutants transgéniques, et j'avais là affaire à une mouche seconde génération.
Solution B: peut-être celle-ci avait un lointain cousinage en Transsylvanie.
Solution C: ou alors, elle était tout simplement dotée de sentiments humains, et elle était tombée amoureuse de mon charme naturel. Bourdonner à mon oreille était sa technique de drague (mais ce qu'elle ne savait pas, la pauvre, c'est que la polygamie est interdite en France, et de désespoir, elle s'est jetée dans un nuage de tétraméthrine)
Solution D: j'ai peut-être l'odeur et l'aspect d'une vieille croûte de fromage.
La phrase du jour: "même à 6h du mat', on se croirait dans un film d'Hitchcock"
09:50 Publié dans un grain de folie, c'est par ici | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
09.05.2007
Avocate du diable le temps d'un article
Le XXIe siècle est le siècle des congés: 35h, RTT, congés paternité allongés (voire créés)... Certains deviennent docteur ès réflexiologie à cette grande question: quand poser ses congés afin de cumuler jours fériés/ week-ends/ congés maladie dans le but suprême de rester chez soi, dormir ou regarder pousser ses tomates?
Pourtant, en y cherchant bien, le travail a quelques avantages (j'ai dû néanmoins beaucoup chercher):
1- On dit que "le travail c'est la santé", et c'est vrai: rester allongé toute la journée nous engraisserait façon dinde à une semaine de Noël.
2- On rencontre plein de collègues et ainsi, on a de quoi alimenter les potins pour un long moment, rien qu'avec l'histoire de Bénédicte qui tromperait Richard avec Aristide (selon les dires de Viviane)
3- A bien travailler, on profite du repos; à trop se reposer, on a envie de travailler. CQFD
4- Se sentir utile, c'est bon pour le moral.
5- La vieille conversation du "quoi de neuf chérie aujourd'hui? - rien de spécial" est enfin abolie! Au menu: vous pouvez pester contre la pluie qui a fait friser vos cheveux dès la sortie du métro, ou vous extasier sur le lot de trombones rouges volés à l'insu de la boss.
6- Si le travail n'était pas important, on en n'aurait pas fait une fête.
7- On prend conscience que une minute n'est pas nécessairement égale à 60 secondes, mais cela nous laisse plein de temps pour réfléchir à notre tenue pour le barbecue garden party du week-end.
8- Et enfin, n'oublions pas que travail = salaire = heures de shopping, une équation qui nous donne à aimer les maths.
La phrase du jour: "Prouver que j'ai raison serait accorder que je puis avoir tort" (Beaumarchais)
10:20 Publié dans un grain de folie, c'est par ici | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
06.05.2007
je peux avoir l'asile vestimentaire, per favore?
En supposant que je doive quitter la France un jour, cause astéroïde menaçante, mauvais choix électoral aujourd'hui, ou rupture de stock chez Starbucks, où, d'après vous, finirais-je mes jours? Petit indice: ce pays était prédestiné à la mode, au vu de sa géographie chaussurienne.
Bien sûr, j'irais là où la mode est une seconde nature. En Italie (car vous aviez compris que je parlais de l'Italie, et si vous ne l'aviez pas compris, relisez dès le début), en Italie, disais-je, il faut se lever tôt pour trouver un Pimkie ou un Jennyfer.
Quand ma mère s'extasiait sur les masques vénitiens, quand mon père prenait chaque cm² de pierre en photo, moi je bavais devant les vitrines d'Armani, de Fendi, de D&G, de Prada .... et en même temps, je me disais que c'était bien trop injuste de ne pas avoir ces magasins en France dans ma campagne nordiste. (Je viens de réaliser que si j'allais à Paris, je les verrais tout autant, ces magasins, mais il n'y aurait pas l'ambiance italienne qui va avec, c'est sûr).
[ Sinon, mon voyage, c'était aussi: glace pizza et pâtes, pluie, achats de souvenirs, des milliards de photos, des Italiens super gentils, un hôtel génial, trois heures d'attente à l'aéroport, et tutti quanti. Vous comprendrez donc mon désir d'exil ]
°o°o°o°o°
La phrase du jour: un bon jeu de mot qui m'a fait rire seule pendant une demi-heure: "même Zara peut aller se rhabiller!"
09:05 Publié dans un grain de folie, c'est par ici | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28.04.2007
Revoir la Serenissime ... et ne pas mourir (pas encore)
Je suis dans un état d'énervement à la limite du pathétique (comme souvent), depuis trois jours. Cause: jeudi, je m'envole vers l'Italie, pour revoir cette chère Venise.
Mais s'en est arrivé à un point où j'aime autant les préparatifs que le voyage en lui-même. Réserver les billets d'avion, l'hôtel, se demander quelles chaussures prendre, mettre un post-it "ne pas oublier la crème solaire", calculer l'heure de réveil... Je trépigne comme une gamine qui attend Noël. Je révise même mon italien, car personne dans ma famille ne le parle, sauf moi, qui a arrêté il y a quatre ans, donc va falloir que j'assure! (et ne pas se taper la honte - Or, comme la honte est mon deuxième prénom, croyez-moi que là j'apprends le dico par coeur).
Et parallèlement, cela fait trois nuits que j'ai du mal à m'endormir (mais c'est aussi parce que je me suis gavée de fraises hier). Je m'imagine manger une glace à la noix de coco sur la place San Marco, ou un bon petit plat de pâtes (et du Tiramisù en dessert, cela va sans dire) dans un petit resto. Oui, l'Italie et moi, c'est une grande histoire d'amour. Même que je ne leur en veux pas d'avoir gagné la coupe du monde, tellement j'adore leur pays.
10:15 Publié dans 100% moi, et rien que moi | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note